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SITUATION GENERALE

Le début du printemps est une période où l’on peut observer d’importants contrastes entre les situations du littoral, de l’arrière-pays et des zones montagneuses. Sauf peut-être quelques exceptions, tous les végétaux ont repris leur végétation ; certains sont rentrés en feuillaison, d’autres fleurissent et d’autres encore restent discrets mais mobilisent leur système racinaire et activent les flux de sève.

Cette période de début de feuillaison est généralement une période (qui peut être humide) où les jeunes feuilles sont sensibles aux champignons foliaires ou de tiges comme le Black-rot du marronnier, les anthracnoses sur Platane, du Frêne ou des chênes, la Maladie des taches noires du rosier, certains oïdiums (qui s’observent déjà sur Rosier, Vipérine, etc.).

Pour les sites exigeant une forte valeur esthétique, il convient de renforcer la surveillance afin de positionner des traitements préventifs dès l’observation des premiers signes d’infestation. Attention cette période de floraison est aussi une période de forte activité pour les pollinisateurs (abeilles, mouches, syrphes papillons, charançons, etc.), éléments à prendre en compte dans le choix et le positionnement des traitements.

Chez de nombreux ravageurs, les toutes premières colonies de pucerons s’observent sur quelques plantes de la flore spontanée (par exemple sur Séneçon) et sur les rosiers. Les premiers auxiliaires, bien qu’encore timides s’observent depuis plusieurs semaines comme les adultes de Coccinelles (Coccinelle à sept points, coccinelle Exochomus, etc.), les adultes de syrphes (Epistrophe eligans, espèce observable très tôt en saison), les adultes de chrysopes et les tous premiers parasitoïdes.

En résumé la faune auxiliaire est présente et attend proies et hôtes.

  • Charançon rouge du palmier

    PALMIER : CHARANÇON ROUGE

    La pression tend à augmenter et augmentera progressivement dans les prochains mois jusqu’à atteindre son maximum à l’automne.

    Auxiliaires autochtones observables

    Champignons entomopathogènes comme Beauveria bassiana. 

    Risques de saison identifiés

    - allergie chez les humains et animaux domestiques 
    - défoliation en cours d’hiver en cas de forte infestation    

    Conseils

    Renforcer la surveillance et protéger les palmiers par des applications d’insecticide à base de CONFIDOR VERT (imidaclopride), de PALMA-LIFE (Steinernema carpocapsae) ou de REVIVE (Benzoate d’Emamectine). Choisir l’une des stratégies définies par l’arrêté du 21 juillet 2010 relatif à la lutte obligatoire contre ce ravageur. En cas de signe de charançon rouge sur un palmier, il est indispensable d’éradiquer dans les plus brefs délais le foyer par une taille sanitaire ou un abattage.

  • Oïdium rosier - maladie des tâches noires

    ROSIER : OÏDIUM, MALADIE DES TÂCHES NOIRES

    Les premiers signes de maladies s’observent sur les jeunes feuilles. Les conditions climatiques et la fragilité des jeunes tissus sont favorables aux infestations de ces champignons.

    Risques de saison identifiés

    - Altération modérée à forte de l’esthétique des massifs

    Conseils

    Les deux maladies ne sont pas égales sur le plan des moyens de lutte alternatifs. Contre
    l’oïdium, des applications préventives en début d’infestation avec ESSEN’CIEL (huile d’orange douce), ARMICARB (hydrogénocarbonate de potassium) ou encore du soufre permettront d’obtenir de bonnes efficacités à basse et forte pression parasitaire. Pour la Maladie des tâches noires, il n’existe pas encore de produits alternatifs identifiés, la lutte repose essentiellement sur les mesures prophylactiques comme la désinfection des outils, l’élimination des feuilles tombées à l’automne et le choix de variétés peu sensibles. Sur les sites privés non ouverts au public, des applications de SCORE (difenoconazole) sont possibles.

  • Mineuse du Marronnier

    MARRONNIER : MINEUSE

    Les premiers papillons ont émergé, prêts à s’accoupler. Les oeufs sont déposés à la surface supérieure de la feuille à proximité de la nervure. Dès l’éclosion la jeune larve pénètre sous l’épiderme de la feuille. Le cycle complet est généralement bouclé entre 6 à 11 semaines selon les conditions climatiques.

    Auxiliaires autochtones observables

    De nombreux prédateurs peuvent s’observer mais leur impact est insuffisant pour réduire les populations. Mésange bleue, araignées, Perceoreille et sauterelles sont des prédateurs occasionnels. De nombreux parasitoïdes de larves sont également observés,notamment Pediobius saulius en Méditerranée.

    Risques de saison identifiés

    - Altération esthétique des arbres et des alignements
    - Chute prématurée des feuilles entrainant une réduction de la densité de l’ombre

    Conseils

    Même si les vols ont débuté, il peut être encore intéressant de poser très rapidement des pièges pour limiter la pression parasitaire. 3 pièges à entonnoir par arbres permettront de limiter l’impact mais il est indispensable de coupler cette méthode avec le ramassage des feuilles à l’automne.

  • Pyrale du Buis

    BUIS : PYRALE

    Présence de larves de dernier stade et signalement des premières captures. Pression parasitaire en cours d’accroissement. 

    Auxiliaires autochtones observables

    Les mésanges et certainement d’autres insectes non spécifiques comme les araignées.

    Risques de saison identifiés

    - Forte altération possible de l’esthétique des massifs et des topiaires.
    - Affaiblissement temporaire des buis.

    Conseils

    Si ce n’est pas encore fait, posez vos pièges sans tarder pour suivre les vols et positionner au plus juste vos traitements préventifs à base de Bt. Possibilité d’appliquer du SCUTELLO DF ou DIPEL DF (Bacillius thuringiensis) sur les espaces accueillant du public. Des introductions de trichogramme (TRICHOTOP BUXUS) peuvent être programmées seules ou en complément des traitements à base de Bacillus thuringiensis. 
    Réalisez vos lâchers dès la capture des premiers papillons. Les doses recommandées sont les suivantes : pour les haies, 1 diffuseur (plaque d’oeufs de trichogramme) tous les 5 m linéaire ; pour les massifs, 1 diffuseur pour 10m² ; pour les arbres, 1 à 2 diffuseurs par topiaire selon sa hauteur.

  • PIN : PROCESSIONNAIRE DU PIN

    La période de procession est sur le point de s’achever. Une fois descendues de l’arbre les chenilles s’enterrent dans le sol pour effectuer leur transformation en papillon.

    Auxiliaires autochtones observables

    Les mésanges, des parasitoïdes d’oeuf et de larve, champignons entomopathogènes

    Risques de saison identifiés

    Allergie liés à la libération des poils urticants

    Conseils

    En cette saison, il ne reste plus qu’à attendre la fin des processions et, dans les situations où des Ecopièges ont été installés, de récolter les sacs courant mai afin de tuer les chrysalides à l’intérieur. Au-delà de 10 nids par arbre, il est recommandé de doubler le nombre de sacs et/ou de poser des rehausses sur le collier. Sans ces accessoires supplémentaires, les pièges peuvent manquer d’efficacité.
    Deux techniques de lutte pourront être déployées à partir de juin-juillet contre les papillons : lepiégeage massif avec les pièges olfactifs et la confusion sexuelle avec Phéro Ball Pin.

  • GAZON : DIGITAIRE

    Les premières levées de digitaire ne vont pas tarder.

    Risques de saison identifiés

    - Forte altération de l’esthétique du gazon.
    - Perte de qualité de jeu sur les terrains de golf

    Conseils

    En cas de forte attaque constatée l’année dernière, réalisez un à deux traitements pour limiter la propagation de cette graminée annuelle. Dans ce cadre, utilisez GREENEX EV (Fenoxaprop-Péthyl + Méfenpyr-diéthyl) lorsque les digitaires sont au stade de 1 à 5 feuilles. 
    Ne pas l’appliquer sur des jeunes gazons et sur des gazons composés d’agrostide.

  • MASSIFS : DÉSHERBAGE

    Les conditions climatiques sont très favorables à la croissance de la flore naturelle dans les massifs.

    Risques de saison identifiés

    - Altération esthétique des massifs
    - Compétition sur les plantes ornementales

    Conseils

    Préférer les paillages organiques comme les plaquettes de bois (COPONATURE), la fibre de peuplier (COPOFLORA), les écorces de fèves de cacao (COPOCACAO) ou encore une nappe non tissée empêchant le développement de la flore spontanée (PLANTEX GOLD). 
    Les avantages sont nombreux :
    économie d’eau, réduction d’utilisation des produits phytosanitaires, participation au maintien de l’activité biologique du sol, restitution d’éléments minéraux et embellissement du massif.
    Dans le cas où l’application d’herbicide est indispensable, utiliser des désherbants de prélevée (antigerminatif) comme du WINCH (Isoxaben + Oryzalin) et GRANAMIDE SELECT (Pendiméthaline), en fonction des usages autorisés. 
    Ces produits s’appliquent de préférence en sortie d’hiver au plus près du débourrement des plantations.

Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée - Consultez le site Ecophyto